Naruto vaut-il encore le coup ? Critique du manga de Masashi Kishimoto
J’avais douze ans, un manga en prêt de bibliothèque, et le premier chapitre montrait un gamin couvert de peinture orange qui hurlait qu’il serait le chef de son village. Je ne savais pas ce qu’était un Hokage. Je ne savais pas ce qu’était un shōnen. Mais vingt pages plus tard, j’ai compris que Masashi Kishimoto savait exactement ce qu’il faisait. Et puis j’ai lu les 71 tomes suivants, et j’ai compris qu’il ne le savait pas toujours.
| Titre original | NARUTO -ナルト- |
| Auteur | Masashi Kishimoto |
| Éditeur original | Shueisha (Weekly Shōnen Jump) |
| Éditeur français | Kana |
| Prépublication | 21 septembre 1999 – 10 novembre 2014 |
| Volumes | 72 tankōbon (Part I : 27 vol., Part II : 45 vol.) |
| Chapitres | 700 |
| Genre | Action, aventure, arts martiaux, fantastique |
| Démographie | Shōnen |
| Ventes mondiales | Plus de 250 millions d’exemplaires dans le monde |
| Anime | Naruto (220 ép., Studio Pierrot, 2002-2007) · Shippuden (500 ép., 2007-2017) |
| Films | 11 films cinéma et plusieurs OAV |
| Prix | Quill Award 2006 (vol. 7, 1er manga primé), meilleur shōnen au Manga Barcelona 2010 |
| Suite | Boruto: Naruto Next Generations (2016), puis Two Blue Vortex (Mikio Ikemoto) |
Pourquoi Naruto a marqué une génération de lecteurs
Inutile de tourner autour : pour une part massive du lectorat français des années 2000, Naruto a été la porte d’entrée vers le manga. Pas le meilleur. Le premier. Et cette distinction compte, parce qu’elle explique pourquoi la série reste intouchable dans les discussions, même quand on sait qu’elle a des défauts structurels qui seraient jugés plus sévèrement dans un seinen.
Kishimoto a construit un monde qui fonctionne comme un terrain de jeu parfait pour lecteur adolescent. Cinq villages cachés, un système de rangs ninja (Genin, Chūnin, Jōnin, Kage), des techniques classées par éléments, des clans avec des héritages génétiques. Chaque mécanisme est un appel à la collection mentale. On apprend le système, on classe les personnages, on anticipe les combats. C’est du game design déguisé en manga. Et ça marche.
En France, Kana a publié les 72 tomes de l’édition classique. En 2020, les tomes 1 et 2 occupaient encore les deux premières places du classement manga GfK, plus de vingt ans après le lancement français. C’est un chiffre qui dit quelque chose sur la durée de vie du titre et sur la capacité du shōnen d’action à se transmettre entre générations de lecteurs.
L’arc de l’examen Chūnin, ou la perfection shōnen
Tomes 4 à 13. C’est là que Naruto devient un manga culte. L’examen Chūnin réunit tout ce que Kishimoto fait de mieux : un tournoi où chaque combat révèle un personnage, des enjeux qui montent graduellement (la Forêt de la Mort, les éliminatoires, l’invasion de Konoha), et un antagoniste — Gaara — dont l’histoire résonne avec celle de Naruto sans être un simple miroir.
Le combat Naruto vs Neji au tome 12 est peut-être la meilleure scène de la série. Pas parce que les techniques sont spectaculaires, mais parce que le combat est un argument. Neji dit que le destin est fixé. Naruto dit que non. Et le manga prouve, dans sa mise en scène, que la détermination peut renverser un avantage technique. C’est la promesse du shōnen d’action dans sa forme la plus pure.
L’arc Sasuke Retrieval (tomes 24-27) confirme le niveau. La poursuite de Sasuke par l’équipe de Shikamaru est tendue, chaque combat one-on-one a une conclusion inattendue, et la confrontation finale à la Vallée de la Fin entre Naruto et Sasuke est l’un des moments les plus iconiques du manga d’action.
La fracture Shippuden
Part II commence au tome 28. Naruto a grandi, le trait de Kishimoto s’est affiné, et les enjeux se sont élargis à l’échelle internationale (les cinq grandes nations ninja). Les arcs Kazekage Rescue et Tenchi Bridge fonctionnent bien. L’arc Pain (tomes 41-48) est le sommet de Shippuden : l’attaque de Konoha, la mort de Jiraiya, le face-à-face philosophique entre Naruto et Nagato. Kishimoto y pose la question centrale de la série — peut-on briser le cycle de la haine ? — avec une puissance narrative qu’il n’atteindra plus ensuite.
Et puis l’arc de la Quatrième Grande Guerre Ninja commence. Tomes 55 à 72. Dix-huit tomes. C’est trop long. Le power creep devient incontrôlable : les personnages passent de techniques ninja à des pouvoirs quasi divins, les résurrections s’accumulent (Edo Tensei transforme la mort en détail logistique), et les antagonistes se remplacent les uns les autres (Tobi, Madara, Kaguya) dans une surenchère qui dilue chaque menace. La Guerre Ninja donne surtout l’impression d’un final étiré : dix-huit tomes pour conclure les conflits, multiplier les révélations et faire monter les pouvoirs jusqu’au quasi-divin.
Talk no jutsu et autres défauts
Les fans ont inventé le terme. Le « talk no jutsu », c’est la technique ultime de Naruto : un discours émouvant qui convertit l’antagoniste. Zabuza, Gaara, Nagato, Obito — la mécanique se répète. Elle fonctionne les trois premières fois parce que le contexte émotionnel est solide. Elle fatigue à la septième.
Le traitement des personnages féminins est l’un des reproches les plus récurrents faits à la série. Sakura, annoncée comme le troisième pilier de l’équipe 7, passe l’essentiel de la série à attendre Sasuke. Hinata existe principalement pour aimer Naruto. Tsunade, la Cinquième Hokage, est sous-exploitée après son introduction. Kishimoto a lui-même reconnu en interview avoir des difficultés avec ses personnages féminins. Le mea culpa est honnête, mais il n’efface pas les pages.
L’autre problème est le flashback. Naruto adore les flashbacks. Des chapitres entiers de flashback en plein combat. Des flashbacks de flashbacks. Dans l’arc de la Guerre, des personnages secondaires reçoivent trois chapitres de backstory juste avant de disparaître. C’est un outil de caractérisation qui, surutilisé, devient du remplissage.
Ce que Kishimoto réussit le mieux
Le worldbuilding. Le système ninja de Naruto est l’un des plus complets du shōnen : cinq villages, cinq éléments, des clans avec des pouvoirs héréditaires (Sharingan, Byakugan, Rinnegan), une géopolitique inter-villages qui fournit le cadre de chaque arc. Kishimoto a construit un monde qui tient debout sans fiches techniques en fin de volume — tout est intégré dans le récit.
Les rivalités. La relation Naruto-Sasuke est le moteur de la série, et elle fonctionne parce qu’elle n’est pas binaire. Sasuke n’est pas un méchant. C’est un personnage dont les choix sont compréhensibles même quand ils sont mauvais. La trajectoire de son personnage (vengeance → isolement → guerre → rédemption) est la meilleure chose que Kishimoto ait écrite, plus intéressante que celle de Naruto lui-même.
Les combats tactiques de Part I. Avant le power creep, les combats de Naruto étaient des puzzles. Shikamaru vs Temari. Kakashi vs Zabuza. Lee vs Gaara. Chaque combat reposait sur une contrainte (chakra limité, technique à usage unique, désavantage physique) et sur l’intelligence du combattant, pas sur la puissance brute. On retrouve ce plaisir du combat stratégique dans d’autres mangas d’action comme Kingdom, mais Naruto l’a popularisé auprès d’un public adolescent.
Éditions françaises : classique ou Hokage ?
Kana propose deux options :
L’édition classique en 72 tomes (format tankōbon standard, disponible depuis le début des années 2000 en France) reste l’option la plus économique : environ 7,30 € par tome neuf (~525 € l’intégrale), mais surtout intéressante en occasion où des lots complets se trouvent entre 200 et 300 €.
L’édition Hokage en 36 tomes (lancée en mai 2022, achevée en juin 2025, format agrandi 140 × 213 mm, ~400-440 pages par volume) regroupe deux tomes originaux en un. 15,95 € par tome (~574 € l’intégrale neuve). Le format est plus confortable, la qualité de papier est meilleure, et le prix par page est compétitif. C’est la version à recommander pour découvrir la série aujourd’hui.
Hachette Collections a aussi édité une version kiosque (partwork) en plusieurs vagues à partir de 2018, couvrant les 72 tomes. Elle est aujourd’hui difficile à reconstituer en intégralité et l’édition Hokage la remplace pour qui cherche un format premium.
| Critère | Classique (72 t.) | Hokage (36 t.) |
|---|---|---|
| Prix unitaire | ~7,30 € | 15,95 € |
| Intégrale neuve | ~525 € | ~574 € |
| Occasion (lot complet) | 200-300 € | Rare, ~400 € |
| Format | Petit tankōbon | 140 × 213 mm |
| Pages / volume | ~190 p. | ~400-440 p. |
| Reco | Budget / occasion | Première lecture |
L’après-Naruto : Boruto et l’héritage
Boruto: Naruto Next Generations a été lancé en 2016 avec Mikio Ikemoto au dessin et Ukyō Kodachi au scénario, avant que Kishimoto ne reprenne l’écriture du scénario à partir du chapitre 52 (novembre 2020). La série se poursuit désormais sous le titre Boruto: Two Blue Vortex dans le V Jump. La suite suit le fils de Naruto dans un monde ninja qui s’est modernisé. Le projet divise les fans : l’univers de Naruto avait une conclusion, et la rouvrir pose des questions narratives que Boruto n’arrive pas toujours à résoudre.
L’héritage de Naruto se mesure ailleurs. My Hero Academia, Jujutsu Kaisen, Black Clover : la génération suivante de shōnen d’action a grandi en lisant Kishimoto, et ça se voit dans les systèmes de pouvoir, les structures de tournoi, et les dynamiques de rivalité. Le manga d’action contemporain est, en grande partie, une conversation avec Naruto.
Naruto face aux autres grands shōnen (ventes à fin 2024)
| Série | Tomes | Ventes (M) | Force principale |
|---|---|---|---|
| Naruto | 72 | 250+ | Worldbuilding ninja, rivalités |
| One Piece | 110+ | 516+ | Worldbuilding maritime, foreshadowing |
| Bleach | 74 | 130+ | Direction artistique, combats spirituels |
| Demon Slayer | 23 | 200+ | Densité narrative, conclusion maîtrisée |
| Jujutsu Kaisen | 30 | 100+ | Système de pouvoir tactique |
Naruto se distingue par la cohérence de son système ninja (clans, éléments, villages) et par la qualité de sa première partie. Sa rivalité Naruto-Sasuke reste l’un des duos les plus aboutis du genre. En revanche, là où One Piece tient la distance sur 25 ans, Naruto s’essouffle dans son dernier tiers.
Notre verdict
Naruto est un monument. Pas un chef-d’œuvre. Un monument. La distinction est importante. Un chef-d’œuvre est cohérent du premier au dernier tome. Naruto ne l’est pas. Il a les meilleurs arcs du manga d’action (Examen Chūnin, Pain) et parmi les pires (Guerre Ninja finale). Il a un worldbuilding de génie et un traitement des personnages féminins indéfendable. Il a inventé des combats tactiques brillants puis les a noyés dans le power creep.
Mais c’est le manga qui a formé une génération de lecteurs. 250 millions d’exemplaires ne sont pas un argument critique, mais ils sont un fait. Et relire Part I en 2026 reste une expérience de lecture qui tient la route, tome après tome.
Note : 3.5/5. Un shōnen historique, indispensable à connaître, dont la première partie est un modèle du genre. La seconde moitié empêche la note de monter plus haut.
Où lire et regarder Naruto en 2026
Manga papier : édition Hokage (36 tomes) ou classique (72 tomes) chez Kana, disponibles en librairie, Fnac, Cultura et Amazon. L’occasion reste intéressante pour l’édition classique (lots complets à 200-300 €).
Anime : l’intégrale Naruto + Shippuden (720 épisodes) est disponible sur Crunchyroll (VOSTFR et VF) et ADN (VOSTFR/VF). Netflix propose une sélection variable selon les territoires. Pour éviter les fillers, suivez un guide de visionnage en ligne.
Si vous avez aimé Naruto, lisez aussi :
- Hunter × Hunter (Yoshihiro Togashi) : worldbuilding plus dense, écriture plus mature, combats stratégiques poussés.
- My Hero Academia (Kohei Horikoshi) : l’héritier le plus direct, système scolaire + rivalités + pouvoirs codifiés.
- Jujutsu Kaisen (Gege Akutami) : combats tactiques, sorts à coût, ton plus sombre.
- Kingdom (Yasuhisa Hara) : combats stratégiques poussés à l’extrême, en contexte historique.
Naruto, pour qui ?
Recommandé si : vous découvrez le manga shōnen d’action, vous aimez les systèmes de pouvoir codifiés, vous appréciez les rivalités complexes sur la durée, ou vous voulez comprendre la matrice culturelle des shōnen contemporains (MHA, JJK, Black Clover).
À éviter si : vous cherchez un récit court et auto-conclusif, vous n’avez pas la patience pour 18 tomes de guerre finale, ou vous attendez une écriture contemporaine des personnages féminins.
FAQ
Combien de tomes a Naruto ?
72 tomes dans l’édition classique (Kana), ou 36 tomes dans l’édition Hokage (chaque volume regroupe deux tomes originaux). La série compte 700 chapitres au total, publiés dans le Weekly Shōnen Jump de septembre 1999 à novembre 2014.
Par quel tome commencer Naruto ?
Par le tome 1, dans l’édition de votre choix. L’édition Hokage (Kana, 36 tomes, format agrandi) est la plus confortable pour une première lecture en 2026. Il n’y a pas d’ordre alternatif ni de guide de lecture spécifique : la série est linéaire du premier au dernier chapitre.
Naruto vaut-il encore le coup en 2026 ?
La première partie (tomes 1-27 ou Hokage 1-14) tient parfaitement la route. C’est un shōnen d’action modèle, avec des combats tactiques et un worldbuilding solide. La seconde partie (Shippuden) est plus inégale : l’arc Pain est excellent, mais l’arc de la Guerre (18 tomes) souffre de longueurs. L’ensemble reste un passage obligé pour comprendre le manga d’action contemporain.
Faut-il lire Boruto après Naruto ?
Non. Naruto se suffit à lui-même. Boruto: Naruto Next Generations est une suite qui prolonge l’univers mais qui n’est pas indispensable pour apprécier la série originale. Si vous terminez Naruto et que vous en voulez encore, Boruto existe. Sinon, le tome 72 est une conclusion satisfaisante.
Quelle est la meilleure édition de Naruto en français ?
L’édition Hokage (Kana, 36 tomes, depuis mai 2022) est la version recommandée : format agrandi, ~400 pages par tome, meilleure qualité de papier. L’édition classique en 72 tomes reste disponible et plus économique à l’achat d’occasion.
Pourquoi Naruto est-il si populaire ?
La popularité de Naruto repose sur une rencontre rare : un système ninja qu’on apprend comme on apprend les règles d’un jeu, un héros dont la trajectoire (rejeté, moqué, puis reconnu) parle à n’importe quel adolescent, et un anime qui a saturé Game One, Canal J et NT1 avant même que le marché manga français n’explose. La série est arrivée au bon moment, par le bon média, sur le bon public.
Naruto est-il terminé ?
Oui. Le manga original est terminé depuis novembre 2014. Il compte 700 chapitres réunis en 72 tomes chez Kana. L’anime (Naruto + Shippuden, 720 épisodes au total) est également terminé depuis 2017. La suite Boruto: Two Blue Vortex est une série à part, en cours de publication.
Quelle différence entre Naruto et Naruto Shippuden ?
Dans le manga, il s’agit d’une seule série continue en 72 tomes. « Shippuden » est le nom utilisé pour la deuxième partie de l’adaptation animée (tomes 28-72), après l’ellipse temporelle de deux ans et demi. La coupure est uniquement télévisuelle.
Faut-il lire ou regarder Naruto ?
Pour découvrir l’histoire en 2026, le manga est plus fluide : pas de fillers, rythme plus direct, progression plus nette. L’anime apporte la musique (Sadness and Sorrow, Silhouette), les voix, et certains combats magnifiquement animés (Naruto vs Pain, Lee vs Gaara). Mais 720 épisodes demandent beaucoup plus de temps que 72 tomes.
Naruto est-il adapté aux enfants ?
Naruto est classé shōnen, donc destiné aux adolescents. La série contient de la violence (combats sanglants, morts de personnages), des thèmes sombres (solitude, rejet, vengeance, sacrifice) et des situations émotionnellement intenses. Plutôt adapté à partir de 12 ans pour un lecteur habitué au genre.
L’édition Hokage de Naruto est-elle complète ?
Oui. L’édition Hokage chez Kana va du tome 1 (mai 2022) au tome 36 (juin 2025). Chaque volume regroupe deux tomes originaux au format agrandi (140 × 213 mm, ~400-440 pages). L’intégralité du manga y figure, c’est l’édition recommandée pour une première lecture.
Combien de temps faut-il pour lire Naruto en entier ?
Comptez environ 40 à 50 heures pour les 72 tomes de l’édition classique (700 chapitres, environ 20 minutes par chapitre en lecture régulière). En édition Hokage, le contenu est identique en 36 volumes plus épais. Pour l’anime, il faut prévoir plus de 300 heures (720 épisodes de ~23 minutes), fillers compris.
Y a-t-il des fillers dans le manga Naruto ?
Non. Les fillers sont une spécificité de l’anime, qui ajoute des épisodes hors-canon pour laisser le temps au manga d’avancer. Le manga lui-même est linéaire, sans ajouts : chaque chapitre fait partie de l’histoire officielle. Si vous voulez éviter les fillers, lisez le manga ou suivez un guide de visionnage filtré.
L’arc de la Guerre Ninja vaut-il la peine ?
Oui, parce que c’est la conclusion de la série. Non, si vous cherchez la qualité narrative de la première partie. Les tomes 55 à 72 souffrent de power creep, de résurrections en cascade et de flashbacks tardifs. Beaucoup de lecteurs recommandent de s’accrocher pour la résolution Naruto-Sasuke à la Vallée de la Fin, mais la route est longue.
En 30 secondes
Naruto est un manga shōnen de Masashi Kishimoto, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump (Shueisha) du 21 septembre 1999 au 10 novembre 2014. 72 tomes, 700 chapitres, plus de 250 millions d’exemplaires vendus dans le monde. En France : 72 tomes chez Kana (édition classique) ou 36 tomes en édition Hokage (depuis mai 2022). Anime : 220 épisodes (Naruto, 2002-2007) + 500 épisodes (Shippuden, 2007-2017), Studio Pierrot, 11 films. Quill Award 2006 (vol. 7, 1er manga primé), meilleur shōnen au Manga Barcelona 2010. Suite : Boruto: Naruto Next Generations (2016+, Mikio Ikemoto). Tomes 1 et 2 en tête du classement manga GfK en France en 2020.
Cet article s’appuie sur une relecture complète de l’édition Hokage (Kana, tomes 1-36, mai 2022 – juin 2025). Dernière vérification des données : 26 juin 2026.





