Charte éditoriale

Avant que quelqu’un me demande comment on bosse ici, autant l’écrire noir sur blanc. Cette charte, c’est moins un texte légal qu’une promesse à mes lecteurs : voilà comment se font les critiques que vous lisez sur Cases Critiques.

On lit avant d’écrire

Évident ? Pas tant que ça. Une partie de la critique BD française s’appuie sur des dossiers de presse, des résumés éditeurs, parfois trois pages prises au hasard. Sur Cases Critiques, c’est niet : on lit le tome entier (ou l’intégralité de l’arc) avant de poser un avis. Pour les séries longues, on relit aussi le tome précédent quand on a un doute. Ça prend du temps, oui. Mais c’est ce qui distingue une critique d’un teasing.

La note : sur 5, et expliquée

Les critiques portent une note sur 5. Pas sur 10, parce qu’on trouve que la granularité du 0,5 suffit largement à exprimer ce qu’on a ressenti. La note n’arrive jamais nue : elle est appuyée sur quatre axes — scénario, dessin, édition (papier, traduction, suppléments), impact (ce que le bouquin laisse une fois refermé). Quand on met 4/5, on dit pourquoi le 5e demi-point manque. Pas de notation marketing, pas de « 5/5 sauf si l’auteur a un mauvais jour ».

Indépendance : non négociable

Aucun éditeur ne paie une critique ici. Pas de pavé sponsorisé, pas de « partenariat éditorial », pas de « test rémunéré ». Un service de presse reçu (un tome envoyé gratuitement) n’engage rien : on peut très bien le démolir, on peut aussi ne pas le critiquer du tout. Quand on chronique un titre reçu en SP, on l’indique en bas de l’article. Pour le reste, les bouquins sont achetés à la fnac, à la librairie indé d’à côté, ou en occasion — on a un budget critique mensuel, c’est notre frein éditorial.

Côté capital : zéro lien financier avec un éditeur français ou étranger. Si un de nos rédacteurs travaille en parallèle dans le secteur (ça arrive), il se retire de la critique des titres concernés. On le déclare explicitement dans l’article quand le sujet touche son employeur.

Sources : on cite, on vérifie

Une date de parution, un nom d’auteur, une mention de prix Eisner ou d’Angoulême — chacune de ces informations est sourcée à au moins une référence primaire. On utilise principalement Bedetheque (le plus fiable côté FR), Manga-news (manga), Comic Vine et CBR (comics US), les sites éditeurs officiels, et les communiqués sectoriels (SNE pour les chiffres marché). Une info ratée, c’est une info corrigée dans les 48h, avec mention en bas d’article.

Si on s’est planté

Ça arrive. On a publié une note avec une coquille bête sur l’année de sortie, on a confondu deux tomes d’une même série, ou un avis a vieilli après une réédition réussie. Quand un lecteur signale, on corrige. La date de modification de l’article devient publique en bas, le changement est mentionné explicitement. Ce qu’on ne fait pas : retirer un article et faire comme s’il n’avait jamais existé. La trace reste.

L’IA et nous

Question de l’époque. Voilà notre position : les analyses, opinions, jugements de valeur sont 100 % humains. Aucune critique n’est rédigée par une IA, point. En revanche, on utilise parfois des outils d’IA pour des tâches techniques : vérifier l’orthographe d’un nom japonais, formater un tableau de classement, transcrire un audio d’interview. Ces usages n’altèrent pas le contenu critique. Quand un texte aurait été co-rédigé avec une IA pour aider à la mise en forme, on le précise explicitement.

Pour signaler quelque chose

Une erreur factuelle, un manquement à cette charte, une demande de droit de réponse : hello@casescritiques.fr. On répond sous 5 jours ouvrés, parfois plus vite quand c’est urgent. Les mails commerciaux non sollicités finissent en spam, c’est la vie.

Cette charte évolue. Dernière relecture : 30 avril 2026.