Persepolis de Marjane Satrapi : critique, éditions et 5 légendes
Marjane Satrapi est morte le 4 juin 2026, à 56 ans. Elle laisse quatre tomes de bande dessinée et vingt ans passés à ne pas en faire un cinquième.
Persepolis a paru chez L’Association entre novembre 2000 et septembre 2003, dans la collection Ciboulette. Quatre volumes, noir et blanc intégral, de la révolution iranienne vue par une enfant de dix ans jusqu’au départ définitif de l’autrice pour la France en 1994.
C’est un classique, et comme tous les classiques, il traîne des légendes. Le film n’a pas eu d’Oscar. Le livre n’a jamais fait l’objet d’une interdiction aux États-Unis. Le chiffre de deux millions d’exemplaires ne s’appuie sur rien que j’aie pu retrouver. J’ai repris chacune de ces affirmations à la source, et le tableau plus bas donne le lien à côté de chaque ligne.
Ma note : 4,5/5.
- Note : 4,5/5
- Format : 4 tomes, L’Association, collection Ciboulette, 2000-2003, noir et blanc
- Ce qui tient : la voix de l’enfant, le refus du pathos, l’économie du trait
- La réserve : un dessin qui peine à porter les nuances du quatrième tome, le plus adulte
- Pour qui : adolescents avertis et adultes — le récit passe par la guerre, les exécutions, la torture et la drogue
- Quelle édition : l’intégrale augmentée 2024, 356 pages, 39 € — 26 € de moins que les quatre tomes
- Spoilers : aucune révélation majeure dans cette critique
Ce que raconte Persepolis
Une petite fille de Téhéran, née dans une famille de la bourgeoisie intellectuelle et de gauche, voit tomber le chah, arriver Khomeiny, se durcir un régime, puis commencer une guerre. Elle a dix ans quand tout bascule. Le premier tome couvre cette chute et l’installation de la République islamique. Le deuxième, l’enfance sous les bombes et la répression, jusqu’au jour où ses parents la mettent dans un avion. Le troisième raconte Vienne, où elle est envoyée seule à quatorze ans et où elle passera quatre années difficiles. Le quatrième, le retour en Iran en 1988, les beaux-arts de Téhéran, un mariage, et le départ définitif pour la France en 1994.
Le dispositif est simple et c’est sa force. Il n’y a pas de narrateur surplombant qui expliquerait la révolution iranienne. Il y a une enfant qui comprend de travers, qui pose les mauvaises questions au bon moment, et qui grandit à la vitesse où le monde se referme autour d’elle. La grande histoire n’arrive jamais frontalement : elle entre par la conversation des adultes, par un oncle qui disparaît, par une camarade de classe qui ne revient pas.
Satrapi ne s’épargne pas non plus. Le troisième tome, celui de Vienne, est le moins confortable des quatre : on y voit une adolescente mentir sur ses origines, s’égarer, se laisser porter. Elle aurait pu écrire l’exil comme une épreuve héroïque. Elle l’écrit comme un naufrage ordinaire, et c’est ce qui rend le retour en Iran, au tome suivant, aussi douloureux à lire.
Le trait
Le noir et blanc est intégral, sans gris, sans trame. Les visages sont réduits à quelques traits, les foules à des masses de silhouettes indifférenciées, les intérieurs à leurs seuls contours utiles.
Deux séquences suffisent à comprendre ce que cette économie permet. Le livre s’ouvre sur l’année 1980 et l’obligation du voile à l’école : les fillettes, qui ne comprennent rien à ce qu’on leur impose, s’en servent aussitôt comme corde à sauter et comme cape. Le dessin ne commente pas, ne s’indigne pas ; il montre des enfants qui jouent, et c’est l’écart entre le jeu et la mesure politique qui fait tout le travail. Plus loin, l’oncle Anouche, emprisonné, façonne des cygnes avec de la mie de pain. L’objet est dessiné en trois traits. Il n’a besoin de rien de plus pour devenir, quelques pages après, insoutenable.
C’est là que se joue la réussite du livre : quand la violence arrive, elle n’est jamais spectaculaire. Un corps mutilé chez Satrapi est un pictogramme. Il en devient plus difficile à regarder, pas moins.
Une précaution s’impose au passage, parce qu’elle est presque toujours négligée. On lit partout que Satrapi puise dans la miniature persane, le théâtre d’ombres, Munch ou Otto Dix. Ce sont des lectures de critiques, souvent formulées à propos du film plutôt que du livre, recopiées de dossier en dossier jusqu’à passer pour des déclarations d’autrice. Satrapi a en revanche évoqué elle-même l’expressionnisme allemand à propos de son noir et blanc. Le reste relève de l’interprétation — ce qui est parfaitement légitime, à condition de ne pas le lui attribuer.
La parenté avec David B. est d’un autre ordre : même maison, même noir et blanc, même autobiographie au long cours menée dans la même fenêtre de temps. L’Ascension du Haut Mal paraissait chez L’Association de 1996 à 2003. Les deux auteurs fréquentaient l’Atelier des Vosges, et c’est par ce milieu que Satrapi est arrivée à la bande dessinée. Rapprocher les deux œuvres est solide sur le plan éditorial et formel ; en faire une influence directe demanderait un témoignage que je n’ai pas.
Ce qu’elle a raconté, en revanche, c’est le déclic : Maus d’Art Spiegelman lui a montré qu’on pouvait traiter un sujet lourd dans ce format.
Cinq choses qu’on raconte de travers
Peu de livres traînent autant d’approximations, et certaines figurent sur des pages officielles. Chaque ligne ci-dessous renvoie à la source qui l’établit.
| Ce qu’on lit | Ce que disent les sources |
|---|---|
| « Le film a été oscarisé » | Il a été nommé à l’Oscar du meilleur film d’animation en 2008 et l’a perdu face à Ratatouille. Ce qu’il a gagné : le Prix du Jury à Cannes 2007, ex æquo, et deux César en 2008, premier film et adaptation. |
| « Prix Révélation à Angoulême 2001 » | C’est un anachronisme, pas une invention. En 2001, la récompense s’appelait Alph-Art coup de cœur ; elle porte le nom de Prix Révélation depuis 2007 seulement, après deux changements d’intitulé (historique des Alph’Art, BnF). Même prix, nom postérieur. Le tome 2 obtiendra l’Alph’Art du scénario et le prix France Info en 2002. |
| « Le livre est interdit aux États-Unis » | Il n’existe aucune interdiction nationale. Le livre a été contesté, au point d’être classé deuxième ouvrage le plus contesté du pays en 2014 par l’American Library Association. Les décisions documentées vont du maintien intégral à une restriction partielle — jamais au retrait. |
| « Le livre est interdit en Iran » | Ce qui est documenté concerne le film : démarche de la Fondation Farabi auprès de la France avant Cannes, six scènes coupées lors de projections à Téhéran en 2008. Je n’ai trouvé, dans les sources consultées, aucune décision officielle visant l’album. |
| « Deux millions d’exemplaires vendus » | Les chiffres circulent sans traçabilité et se contredisent. Le seul que l’éditeur ait avancé concerne le monovolume de 2007 : plus de 140 000 exemplaires. Je n’ai identifié aucune source établissant les deux millions. L’œuvre est traduite dans plus de vingt langues. |
Le cas américain, raconté à l’endroit
C’est l’affaire la plus déformée, dans les deux sens. En 2014, l’American Library Association classait Persepolis deuxième livre le plus contesté des États-Unis, pour « langage grossier, point de vue politique » et « représentations graphiques ». Trois districts scolaires étaient concernés cette année-là, dans l’Oregon, l’Illinois et le Texas.
Le cas le plus connu est antérieur. En mars 2013, les écoles publiques de Chicago ordonnent le retrait du livre. La mobilisation d’enseignants et d’élèves fait annuler l’ordre général : l’ouvrage reste dans les bibliothèques et dans les programmes du secondaire, mais il est écarté des classes de septième année, et cette restriction-là, elle, a tenu. Le titre de la dépêche d’American Libraries résume exactement la situation : le livre reste dans les écoles de Chicago, mais hors des salles de classe.
Dire « jamais interdit » est donc exact ; dire « jamais restreint nulle part » serait faux. La nuance compte, parce que c’est précisément sur ce genre d’approximation que le débat s’enlise.
Un détail que les résumés omettent, et qui est le plus intéressant : Satrapi racontait à Publishers Weekly avoir été contestée deux fois, et pas par le même camp. D’abord par des parents conservateurs, pour les scènes de sexualité et de torture. Puis par des progressistes, qui reprochaient au livre d’être islamophobe. Elle en avait tiré une formule qui lui ressemble : « Quel voisinage : Oscar Wilde à ma droite et Mark Twain à ma gauche. Un livre censuré est toujours un bon livre. »
Le livre ou le film ?
Le film de 2007, co-réalisé avec Vincent Paronnaud, est excellent et ne remplace pas le livre. Il condense quatre tomes en quatre-vingt-quinze minutes, ce qui se paie surtout sur les années de Vienne : l’errance du tome 3, sa lenteur, son inconfort, tout ce qui rend le personnage antipathique par moments, y est nécessairement resserré. Le film gagne en revanche ce que la bande dessinée ne peut pas avoir — la voix de Chiara Mastroianni, celle de Danielle Darrieux en grand-mère, et une animation qui prolonge le trait sans le trahir.
Si vous n’avez le temps que d’un seul : le livre. Si vous avez vu le film et hésitez à lire, lisez quand même les tomes 3 et 4, ce sont ceux que l’adaptation compresse le plus.
Quelle édition acheter en 2026
C’est la question pratique, et elle est mal servie ailleurs, parce que trois éditions en un volume se sont succédé chez L’Association et que deux ont disparu du catalogue.
| Édition | Prix | Détail | Statut |
|---|---|---|---|
| Les 4 tomes séparés, collection Ciboulette | 15 + 15 + 17 + 18 = 65 € | Souples, 80 à 100 p. chacun | Disponibles, retirages en février 2026 |
| Intégrale augmentée 2024 | 39 € | Relié cartonné, 356 p., 1 500 g, préface inédite. ISBN 9782844149596 | Disponible |
| Monovolume 2007, 352 p. | 33 € | — | Épuisé |
| Monovolume 2017, relié, 352 p. | 39 € | — | Épuisé |
Prix et disponibilités relevés sur le catalogue de L’Association le 4 août 2026.
L’intégrale coûte 26 € de moins que les quatre tomes achetés séparément, et ajoute une préface inédite ainsi qu’une couverture et des gardes redessinées par l’autrice. Pour une découverte, c’est le meilleur rapport contenu-prix, et de loin.
Avec une réserve matérielle qu’aucune fiche produit ne vous dira : 1,5 kg pour 356 pages. C’est un livre de table, pas un livre de métro. Les quatre albums souples, eux, se glissent dans un sac et se prêtent un par un. Si vous lisez couché, dans les transports, ou si vous comptez faire tourner le livre autour de vous, les tomes séparés gardent un vrai avantage — et le format d’origine respecte le découpage voulu par Satrapi.
Sur le reste de l’œuvre, une mise au point s’impose, parce que je l’ai moi-même écrite de travers dans la première version de cette critique. Broderies (2003) existe en deux états : broché à 16 €, 136 pages, et relié à 26 € depuis novembre 2023, avec couverture et gardes inédites, jaspage noir et signet. Poulet aux prunes (2004), prix du meilleur album à Angoulême en 2005, n’est pas épuisé : la brochée d’origine l’est, mais une édition reliée est parue en novembre 2024 à 22 €, 88 pages, ISBN 9782844149695. Inutile d’aller le chercher d’occasion.
À qui le conseiller
« Tous publics » ne veut rien dire ici, et je me méfie des critiques qui l’écrivent. Le dessin est simple, le propos ne l’est pas. Le récit passe par la guerre Iran-Irak et ses bombardements, des exécutions politiques, la torture évoquée frontalement, la disparition d’un proche, la dépression, la drogue et une tentative de suicide, ainsi que quelques scènes de sexualité traitées sans complaisance mais sans détour.
Concrètement : à partir de quatorze ou quinze ans pour un lecteur accompagné, sans difficulté pour un adulte. Le livre est très utilisé au lycée, en français comme en histoire, et il le mérite. Le donner à un enfant de dix ans parce que « c’est une BD sur une petite fille » serait une erreur de lecture.
Aucun prérequis en revanche du côté de l’Iran : Satrapi explique ce qu’il faut au moment où il le faut, et le livre est précisément fait pour être lu sans connaissance préalable. C’est même sa réussite principale.
Mon verdict
Persepolis a un défaut, et il faut le nommer : la simplicité du trait, qui fait sa force sur la première moitié, finit par montrer ses limites. Le quatrième tome est le plus adulte et le plus intime — un mariage qui se défait, une dépression, le constat qu’on ne rentre pas chez soi. Ce sont des états intérieurs, et un visage réduit à quatre traits, si efficace pour rendre l’incompréhension d’une enfant de dix ans, rend mal l’ambivalence d’une femme de vingt-quatre. Ce qui était une évidence formelle devient, par endroits, une contrainte.
Ça ne pèse pas lourd face au reste. Le livre rend l’Iran contemporain lisible pour des lecteurs qui n’en savent rien, sans jamais prendre le ton du manuel. Et il a prouvé, en France et à un moment où ça n’allait pas de soi, qu’une autobiographie dessinée en noir et blanc chez un éditeur associatif pouvait toucher un public immense sans rien céder.
4,5 sur 5. Le demi-point est retiré pour le tome 4, pas pour l’ensemble.
Un mot, enfin, sur ce que sa disparition met en lumière. Satrapi a écrit quatre tomes, s’est arrêtée, n’est jamais revenue à l’autobiographie dessinée. Elle a fait du cinéma, de la peinture, elle est entrée à l’Académie des beaux-arts en février 2024 — dans la section Mise en scène, pas au titre de la bande dessinée — et elle a refusé la Légion d’honneur en janvier 2025 en reprochant à la France son hypocrisie vis-à-vis de l’Iran. Sa formule à Publishers Weekly, en août 2023, était sans appel : « Je ne referai jamais de bande dessinée. Ce chapitre de ma vie est derrière moi. » Il faut la lire pour ce qu’elle est — un refus de dessiner ses propres livres, pas un retrait du médium. Le mois suivant paraissait Femme, Vie, Liberté, ouvrage collectif sur le mouvement né après la mort de Mahsa Amini, qu’elle n’a pas dessiné mais dont elle a réuni et dirigé les dix-sept auteurs. Elle avait donné sa raison : « Ce n’est plus un défi, parce que je sais faire. »
Après Persepolis
Maus d’Art Spiegelman, d’abord : la matrice, celle que Satrapi citait elle-même comme déclencheur.
L’Ascension du Haut Mal de David B. ensuite, écrit dans la même maison et la même décennie, et qui reste le titre le plus injustement méconnu de cette génération.
Et Broderies, pour retrouver la voix de Satrapi en version courte : une conversation entre femmes, drôle et grinçante, qui tient en 136 pages.
Si c’est l’Histoire racontée à hauteur d’enfant qui vous a saisi, notre critique des Enfants de la Résistance explore le même dispositif dans un autre contexte. Pour situer Persepolis dans son époque, notre panorama du roman graphique le replace parmi les titres qui ont installé le format en France, et le reste de nos chroniques est rangé dans l’univers Franco-Belge.
Questions fréquentes
De quoi parle Persepolis ?
Persepolis est l’autobiographie dessinée de Marjane Satrapi. Elle y raconte son enfance à Téhéran pendant la révolution iranienne de 1979 et la guerre Iran-Irak, son adolescence seule en exil à Vienne, son retour à Téhéran, puis son départ définitif pour la France en 1994. Le récit est entièrement en noir et blanc.
Combien de tomes compte Persepolis ?
Quatre, parus chez L’Association entre novembre 2000 et septembre 2003 dans la collection Ciboulette. L’œuvre est complète : Marjane Satrapi ne lui a jamais donné de suite.
Quelle édition de Persepolis choisir ?
Pour une découverte, l’intégrale augmentée parue en janvier 2024 : un volume relié de 356 pages à 39 €, avec une préface inédite de l’autrice, soit 26 € de moins que les quatre tomes séparés qui reviennent à 65 €. Elle pèse en revanche 1,5 kg, ce qui la réserve à la lecture à domicile. Les quatre albums souples restent le meilleur choix pour lire en déplacement ou prêter. Les monovolumes de 2007 et 2017 sont épuisés.
À partir de quel âge lire Persepolis ?
À partir de quatorze ou quinze ans pour un lecteur accompagné, sans réserve pour un adulte. Le dessin est simple mais le récit aborde la guerre, des exécutions politiques, la torture, la dépression, la drogue et la sexualité. Le livre est largement étudié au lycée. Aucune connaissance préalable de l’Iran n’est nécessaire.
Le film Persepolis a-t-il eu un Oscar ?
Non. Le film co-réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud a été nommé à l’Oscar du meilleur film d’animation en 2008 et l’a perdu face à Ratatouille. Il a en revanche remporté le Prix du Jury au Festival de Cannes 2007, ex æquo, et deux César en 2008 : meilleur premier film et meilleure adaptation.
Faut-il lire le livre ou voir le film ?
Le livre. Le film de 2007 est une réussite, mais il condense quatre tomes en quatre-vingt-quinze minutes et resserre surtout les années de Vienne, qui occupent tout le troisième tome. Si vous avez vu le film et hésitez à lire, commencez par les tomes 3 et 4 : ce sont ceux que l’adaptation compresse le plus.
Persepolis a-t-il été censuré ?
Il n’existe pas d’interdiction nationale du livre aux États-Unis. Il y a été contesté à plusieurs reprises, au point d’être classé deuxième ouvrage le plus contesté du pays en 2014 par l’American Library Association. À Chicago, l’ordre de retrait de mars 2013 a été annulé après mobilisation : le livre est resté en bibliothèque et dans les programmes du secondaire, mais il a été écarté des classes de septième année. Le film, lui, a subi des mesures réelles, dont six scènes coupées lors de projections à Téhéran en 2008.
Marjane Satrapi a-t-elle fait d’autres bandes dessinées ?
Oui. Broderies en 2003, disponible en broché à 16 € ou en relié à 26 €, et Poulet aux prunes en 2004, prix du meilleur album à Angoulême en 2005, réédité en relié en novembre 2024 à 22 €. Elle n’a plus dessiné de bande dessinée après 2004, mais elle a dirigé en 2023 l’ouvrage collectif Femme, Vie, Liberté chez L’Iconoclaste, réunissant dix-sept auteurs autour du mouvement iranien né après la mort de Mahsa Amini.
Comment j’ai vérifié. Les données bibliographiques, prix, pagination, poids et disponibilités viennent du catalogue de L’Association, fiche par fiche, relevé le 4 août 2026 — ce sont des données évolutives. Les distinctions du film sont vérifiées auprès du Festival de Cannes. Les contestations américaines viennent de l’American Library Association et d’American Libraries Magazine. Les propos de l’autrice sont cités d’après Publishers Weekly, 16 août 2023 (« But I will never make comics again. That chapter of my life is behind me. » et « It’s not challenging anymore because I know how to do it. »). Parcours et disparition : hommage de la BnF et Académie des beaux-arts. Ce que je n’ai pas pu établir est signalé comme tel dans le texte.
Correction du 4 août 2026. La première version de cette critique indiquait Poulet aux prunes comme épuisé et conseillait de le chercher d’occasion : l’édition reliée de novembre 2024 est disponible à 22 €. Elle omettait aussi l’édition reliée de Broderies, et présentait comme une erreur de l’éditeur l’intitulé « Prix Révélation » pour 2001, alors qu’il s’agit du nom actuel d’un prix qui s’appelait autrement à l’époque.
À propos de l’autrice de cette critique. Sophie Delorme écrit sur le roman graphique et la bande dessinée d’auteur pour Cases Critiques. Voir sa page auteur.





