Wonder Woman ’77 : l’hommage disco à l’Amazone
Fiche Technique
Titre : Wonder Woman ’77
Scénariste : Marc Andreyko
Dessinateurs : Drew Johnson, Matt Haley, Cat Staggs et al.
Éditeur : DC Comics
Année : 2015-2016
Format : 2 volumes (digital-first compilé)
Genre : Super-héros, aventure rétro
Série : DC Comics Digital First
Public : Tout public
Retour dans les seventies avec l’Amazone
Wonder Woman ’77 est une série de comics publiée par DC Comics entre 2015 et 2016, directement inspirée de la série télévisée culte des années 1970 avec Lynda Carter. Marc Andreyko au scénario et Drew Johnson au dessin principal rendent hommage à l’ère disco de l’Amazone avec un mélange réussi de nostalgie et de modernité.
Le concept est simple et efficace : raconter de nouvelles aventures de Wonder Woman dans le cadre esthétique et narratif de la série TV de 1975-1979. On retrouve Diana Prince en agent du IADC (Inter-Agency Defense Command), son avion invisible, le lasso de vérité, et surtout l’ambiance très particulière de l’Amérique des années Carter — cols pelle à tarte, pantalons pattes d’éléphant et décors urbains typiquement seventies.
Plus qu’un exercice nostalgique
Andreyko ne se contente pas de la carte postale rétro. Les intrigues sont solides, les méchants bien écrits, et Wonder Woman y est traitée avec le respect que le personnage mérite. Les scénarios mélangent espionnage, fantastique mythologique et action super-héroïque dans des proportions bien dosées. Le ton est plus léger que les comics contemporains de l’Amazone, les enjeux moins cosmiques, les histoires plus autonomes.
Un dessin fidèle à l’esprit Lynda Carter
Le défi graphique était de taille : évoquer l’esthétique de la série TV sans tomber dans la copie servile ni dans la parodie. Drew Johnson s’en sort avec les honneurs. Son Diana est clairement inspirée de Lynda Carter — la silhouette, le port de tête, le sourire — sans être un simple portrait-robot. Les décors et les costumes secondaires ancrent solidement le récit dans les années 1970.
Les couleurs, chaudes et saturées, rappellent les pellicules Kodachrome de l’époque. La série, initialement publiée en format digital-first (épisodes courts pour la lecture en ligne), a été compilée en deux volumes papier. Le format numérique explique le rythme soutenu et les cliffhangers fréquents — une logique feuilletonnesque qui fonctionne bien.
Points Forts
- Hommage réussi à la série TV de Lynda Carter
- Ton accessible et décontracté, parfait pour les néophytes
- Dessin de Drew Johnson fidèle à l’esprit seventies
- Scénarios bien construits mêlant espionnage et mythologie
- Couleurs chaudes façon Kodachrome qui créent une vraie immersion
- Histoires autonomes, pas besoin de connaître la continuité DC
Points Faibles
- Format digital-first parfois visible dans le découpage (épisodes courts)
- Nostalgie assumée qui peut laisser froid les non-fans de la série TV
- Enjeux modestes comparés aux grandes sagas DC
- Inégalité graphique entre les différents dessinateurs invités
- Uniquement en anglais, pas de traduction française officielle
Verdict
Wonder Woman ’77 est un hommage réussi à l’ère Lynda Carter, une lecture plaisante et sans prise de tête qui prouve qu’on peut faire du neuf avec du vieux sans tomber dans la facilité. Marc Andreyko et Drew Johnson signent une série qui fonctionne autant comme madeleine de Proust que comme porte d’entrée vers le personnage de Wonder Woman.
Pour qui ? Les fans de la série TV, les amateurs de comics rétro, les curieux de Wonder Woman qui veulent éviter la continuité complexe de DC, et tous ceux qui aiment les seventies.
Note : 3.5/5 (Bonne BD)