Ms. Marvel Epic Collection

Année(s) : 1977-1986

Auteur(s) : Chris Claremont, Gerry Conway, Simon Furman, Peter B. Gillis, Michael Golden, Bob Layton, David Michelinie, George Pérez, Jim Shooter (Scénario), Jef Aclin, John Buscema, Sal Buscema, John Byrne, Howard Chaykin, Dave Cockrum, Mike Gustovich, Carmine Infantino, Frank Miller, Jim Mooney, Keith Pollard, Dave Ross, George Tuska, Mike Vosburg (Dessins), Tony DeZuniga, Armando Gil, Dan Green, Dave Hunt, Steve Leialoha, Bob McLeod, Tom Palmer, Joe Sinnott, Frank Springer, Bob Wiacek, Mike Zeck (Encrage)

Catégorie : Comics – Super-héros

Genre : Captain Marvel begins

Format : Deux Recueils réunissant des récits publiés dans Ms. Marvel 1-23, Avengers 197-200+Annual 10, Defenders 57, Marvel Fanfare 24, Marvel Super-heroes 10-11, Marvel Team-up 61-62+76-77, Marvel Two-in-one 51

Disponibilité : Les deux volumes sont disponibles sur Amazon.

Note : Les extraits proviennent de la VO et ont été traduits par mes soins.

Grâce au succès du film éponyme, tout le monde connaît désormais Carol Danvers alias Captain Marvel. Et pourtant, cette héroïne revient de loin, ayant connu une genèse alambiquée avant d’enchaîner les mauvaises décisions scénaristiques et les changements de look, de pouvoirs et même d’identité! Marvel Comics ayant profité de la sortie du film pour rééditer ses premières aventures dans la somptueuse Epic Collection, c’est l’occasion de se replonger dans les débuts de celle qui se faisait alors appeler Ms. Marvel.

Mais avant, il nous faut parler de Captain Marvel et pour cela, il faut remonter jusqu’à bien avant sa naissance, en 1939 pour être précis. Cette année-là, en effet, le scénariste Bill Parker et le dessinateur C.C.Beck créent pour l’éditeur Fawcett Billy Batson, un jeune garçon qui, en prononçant le mot magique Shazam! se transforme en un adulte doté de capacités surhumaines et surnommé Captain Marvel.

Le personnage et ses spinoffs connaissent rapidement un succès énorme, dépassant même les ventes de Superman, ce qui déplaît fortement à l’éditeur de ce dernier, DC, qui s’empresse d’intenter un procès pour plagiat à son concurrent, pointant du doigt les ressemblances entre les pouvoirs de Captain Marvel et ceux du dernier fils de Krypton. Finalement, en 1953, alors que les comics de super-héros sont en perte de vitesse, Fawcett décide de jeter l’éponge et Captain Marvel cesse de paraître. Ironiquement, DC rachètera par la suite les droits du personnage et de ses dérivés mais sera obligé de rebaptiser la série, puis le héros, Shazam, les droits du nom Captain Marvel ne leur appartenant plus. En effet, les lois sur la propriété intellectuelle sont différentes aux États-Unis et un nom retombe dans le domaine public dès qu’on cesse de l’utiliser trop longtemps. En d’autres termes, si le personnage appartient toujours à ses ayant-droits, ce n’est pas le cas de son nom.

Par conséquent, en 1966, M.F. Enterprises lance son propre Captain Marvel, un androïde démontable imaginé par Roger Elwood et Carl Burgos (déjà créateur d’un autre androïde, le premier Human Torch de Marvel) qui ne fera que 6 apparitions, l’éditeur mettant la clé sous la porte après un an d’activité.

Sa brève carrière attire cependant l’attention de Marvel qui réalise qu’il a intérêt à se dépêcher de créer son propre Captain Marvel qui lui servirait de porte-étendard s’il ne veut pas qu’un autre concurrent face de même pour surfer sur leur popularité. Ainsi, dès 1967, Stan Lee et Gene Colan lancent un troisième Captain Marvel, de son vrai nom capitaine Mar-Vell, un soldat Kree envoyé sur Terre pour en préparer l’invasion mais qui finit par se prendre d’affection pour notre planète et se retourner contre ses supérieurs.

Le personnage ayant été créé dans l’urgence, il ne faut pas s’étonner de le voir subir de fréquents changements de pouvoirs et de costumes rythmés par la valse des auteurs se succédant sur le titre, débutant comme un envahisseur extra-terrestre se retournant contre les siens pour finir en héros cosmique protégeant l’univers contre Thanos.

Arrive la deuxième moitié des années 70 et Marvel réalise brusquement que n’importe quel concurrent pourrait créer une version féminine d’un de leurs héros et ainsi surfer sur sa popularité, ainsi que sur le féminisme qui bat son plein à l’époque. On se demande d’ailleurs pourquoi Marvel a mis si longtemps avant de réaliser ce qui était pourtant une évidence, d’autant plus qu’ils ont eux-mêmes créé un personnage nommé Wonder Man dans Avengers 9 en 1964!

Quoi qu’il en soit, l’éditeur s’empresse de créer en 1977 des versions féminines de Spider-Man (Spider-Woman), de Hulk (She-Hulk) et de Captain Marvel (Ms. Marvel). On se demande ce qui les a retenu de créer aussi une Infirmière Strange ou d’appliquer la règle 63 à Daredevil avant que d’autres s’en chargent!

Et on se demande aussi pourquoi ils ont créé un spinoff féminin de Captain Marvel qui, malgré la popularité de la période où ses aventures étaient signées Jim Starlin, n’a jamais été une grosse vente de Marvel. Là-encore, il semble que l’objectif soit surtout de créer une super-héroïne portant le nom de l’éditeur pour lui servir de porte-étendard. Dans tous les cas, on a là trois super-héroïnes improvisées dans l’urgence et qui mettront des années à trouver leurs marques et le succès et pour créer Ms. Marvel, les auteurs ne se sont clairement pas foulés puisqu’ils prennent un personnage pré-existant, à savoir Carol Danvers qui était le love interest/demoiselle en détresse de Captain Marvel, et expliquent que, lors d’un de ses enlèvements par un ennemi du héros, elle fut exposée à des radiations qui l’ont dotée de pouvoirs semblables aux siens (Vol, super-force) …

Ainsi que d’un « septième sens » qui évoluera progressivement d’une simple variante du fameux sens d’araignée de Spider-Man …

… vers des visions prémonitoires qu’elle a souvent du mal à interpréter.

Mais les radiations l’ont aussi dotée de la personnalité d’une guerrière Kree et par conséquent, dans les premiers numéros de sa série, Ms. Marvel et Carol Danvers sont deux identités distinctes qui ignorent l’existence l’une de l’autre, un dédoublement de la personnalité qui sera vite résolu en fusionnant les deux.

Mais le principal problème de Ms. Marvel réside en un paradoxe: les auteurs veulent en faire une héroïne féministe … tout en multipliant les faux pas sexistes! Ainsi, Carol Danvers qui avait débuté comme chef de la sécurité à la NASA entame sa série solo en devenant … éditrice de Women Magazine! Si l’intention est de rendre hommage à la féministe Gloria Steinem et à son magazine Ms., ça donne l’impression d’une régression professionnelle qui n’est pas le meilleur départ pour une héroïne qui se veut progressiste.

Mais au moins, ça permet de caser J.J. Jameson dans les personnages secondaires car, preuve supplémentaire de l’improvisation de cette série, les auteurs n’ont pas eu le temps de réfléchir à l’entourage de l’héroïne et, même si des personnages secondaires inédits la rejoindront au fil des numéros, elle hérite au départ de ceux d’autres héros du Marvel Universe. Même chose pour ses ennemis, d’ailleurs, puisque ses premières aventures l’opposeront à des super-vilains pré-existants tels que l’AIM ou Scorpion.

Heureusement, si les deux premiers numéros sont scénarisés par Gerry Conway, il est rapidement remplacé par Chris Claremont qui est à l’époque en train de revitaliser les X-Men avec les dessinateurs Dave Cockrum, puis John Byrne. Spécialiste de l’écriture des personnages féminins forts, il va considérablement améliorer Ms. Marvel et lui créer des adversaires inédits qu’il réutilisera par la suite dans les X-Men, comme Deathbird ou la polymorphe Mystique qui, à ses débuts, semble avoir été moins pensée comme une mutante que comme un personnage … mystique, justement, et qui obéit à un mystérieux supérieur dont l’identité ne sera jamais révélée.

Graphiquement, les trois premiers numéros sont signés du grand John Buscema qui ne fait pas dans l’originalité pour le costume de Carol en reprenant celui de Mar-Vell auquel il ajoute une écharpe (Pourquoi pas …), des jambes nues (Une figure imposée des costumes de super-héroïnes à l’époque), mais aussi un dos nu et une vue sur le nombril!

C’est à se demander ce qui retenait les dessinateurs de la mettre en bikini!

Mais c’est qu’ils le font, en plus! Bon, quoi qu’il en soit, Buscema cède vite la place à Jim Mooney qui n’en est pas à sa première super-héroïne puisqu’il avait auparavant illustré les premières aventures de Supergirl.

Mais il a du mal à tenir un rythme mensuel et doit parfois céder ses crayons à des confrères, tels que Keith Pollard qui en profite pour doter Ms. Marvel d’un costume plus couvrant …

… à Sal Buscema dont les dessins sont magnifiés le temps d’un numéro par l’encrage de Tom Palmer …

… ou à Carmine Infantino qui illustrera, entre autres, l’unique rencontre costumée entre notre héroïne et son homologue masculin.

Finalement, au numéro 20, arrive Dave Cockrum, créateur graphique de la deuxième génération des X-Men, qui, détestant le costume originel, va en profiter pour en créer un nouveau qui deviendra nettement plus populaire.

Cockrum n’était d’ailleurs pas le seul à détester le premier costume: Claremont lui-même le trouvait impersonnel car une simple variante de celui de Mar-Vell et quand ils montrèrent leurs propositions à Stan Lee, ils découvrirent que lui-aussi le détestait! C’est d’ailleurs ce dernier qui demanda un costume noir alors que la première version de Cockrum était blanche. Ou du moins, une des premières versions car il avait plusieurs propositions en tête.

Malheureusement, Cockrum ne reste que deux numéros (Comme il a illustré de nombreuses couvertures, on a parfois l’idée fausse qu’il est resté bien plus longtemps) et est remplacé par le peu inspiré Mike Vosburg. De toute façon, la série a déjà du plomb dans l’aile niveau ventes et s’arrête au numéro 23 alors que les deux suivants ont déjà été réalisés. L’arrêt est d’ailleurs tellement brutal que le numéro 24 était quand même annoncé à la fin du 23! Il faudra attendre 1992 pour les voir enfin publiés dans la revue fourre-tout Marvel Super-Heroes (Un relaunch du titre où avaient été publiés les débuts de Mar-Vell) mais j’y reviendrai.

Dans un premier temps, l’arrêt de sa série ne signifie pas la disparition de Ms. Marvel qui poursuit sa carrière au sein des Avengers où elle se découvre enceinte du jour en lendemain sans avoir jamais rien fait pour. Avec cette grossesse accélérée, le scénariste David Michelinie prépare la naissance du bébé dans Avengers 200 de 1980 où il compte révéler qu’il s’agit d’un hybride humain-Kree créé à l’insu de Carol par l’Intelligence Suprême, le leader des Kree.

Problème: entretemps paraît un numéro de What if …? (Une série imaginant ce qui se serait passé si certains événements de l’univers Marvel s’étaient déroulé différemment: Et si quelqu’un d’autre était devenu Spider-Man? Et si Hulk avait le cerveau de Bruce Banner? Et si les Avengers n’avaient jamais existé? Etc.) qui se conclue par la naissance d’un tel hybride. Obligé de revoir sa copie, Michelinie accouche d’un des épisodes les plus controversés des Avengers. On y découvre, au terme d’explications particulièrement bordéliques, que le « père » de l’enfant est Marcus, fils de l’ennemi récurrent des Avengers Immortus. Espérant quitter les Limbes où il vit pour rejoindre notre monde, Marcus avait enlevé et séduit Carol avant d’effacer tout souvenir de leur rencontre (Pourquoi? Parce que!) et de la renvoyer sur Terre, enceinte d’un enfant qui n’était autre que lui-même (Vos gueules, c’est magique!), le tout se terminant par l’enfant devenu rapidement adulte qui, ne pouvant vivre sur Terre, retourne dans les Limbes en compagnie de Carol tombée amoureuse … de son propre fils, le tout avec la bénédiction des Avengers, persuadés qu’elle a ainsi trouvé un happy end!

Déjà, le côté incestueux est particulièrement dérangeant, mais c’est encore pire à cause d’une simple phrase: Marcus précise en effet avoir séduit Carol « à l’aide d’un subtil coup de main des machines de son père », ce qui est l’équivalent techno-babble de « à l’aide d’une petite goutte de drogue dans son verre ». Ce type, que le scénariste tentait pourtant de nous vendre comme un bon gars cherchant à échapper à sa prison dimensionnelle, admet le plus explicitement du monde qu’il a violé Carol et aucun de ces abrutis d’Avengers ne tique!? Pourquoi avoir ajouté cette précision? Pourquoi Carol ne pouvait-elle pas simplement compatir à ses malheurs et l’aider volontairement? (De même, au lieu de lui faire effacer sa mémoire par Marcus sans raison pour justifier le fait qu’elle ne se rappelle pas de leur rencontre, on pouvait expliquer son amnésie comme un effet secondaire inattendu de son séjour dans les Limbes) Il y aurait toujours eu le problème de l’inceste mais au moins on aurait évité que les Avengers approuvent un viol! Déjà que leur indifférence à la détresse de leur amie qui se découvre enceinte à son insu n’avait rien de glorieux!

On s’en serait douté (Mais pas les auteurs, apparemment), ce numéro d’Avengers fait scandale et le moins outragé n’est certainement pas Claremont qui s’empresse de ramener Carol Danvers dans Avengers Annual 10 de 1981, illustré par Michael Golden, dans lequel elle engueule copieusement ses anciens camarades. Et là, il est difficile de ne pas s’imaginer Claremont tenant les mêmes propos à Michelinie en mode « Non mais, à quoi tu pensais en écrivant ça!? »

Cet Annual marque également les débuts de Rogue (Malicia en VF) qui est alors une super-vilaine agressant Carole et absorbant définitivement ses pouvoirs et souvenirs.

Il faut savoir que la polémique suscitée par Avengers 200 a été telle que Marvel refuse de ramener Ms. Marvel en tant que telle, obligeant Chris Claremont à ruser. Après avoir transféré ses pouvoirs à Rogue qui finira par se racheter et rejoindre les X-Men, il rend ses souvenirs à Carol grâce au professeur Charles Xavier et elle devient un personnage récurrent des X-Men avant d’hériter de pouvoirs cosmiques …

Après avoir parcouru l’espace pendant quelques années, elle finit par retourner sur Terre à la fin des 90s où elle retrouve ses pouvoirs d’origine, rejoint à nouveau les Avengers et connaît des problèmes d’alcoolisme (À croire qu’à part Claremont, tous les scénaristes la détestent) tout en adoptant un temps le nom de guerre de Warbird avant de reprendre celui de Ms. Marvel puis, dans les années 2010, celui de Captain Marvel. Celle qui avait débuté comme un ersatz féminin de Captain Marvel porte à présent son nom pour honorer sa mémoire. La boucle est désormais bouclée.

Entretemps, Marvel aura publié les deux épisodes manquants de sa première série dans les numéros 10 et 11 de Marvel Super-Heroes. Même si les dessins de Mike Vosburg ne sont vraiment pas terribles, ces histoires sont intéressantes car on découvre que c’est dans ces numéros conçus en 1979 qu’auraient dû apparaître pour la première fois la deuxième Brotherhood of Evil Mutant composée de Mystique et de quatre nouveaux personnages: Destiny (qui se prénomme alors Irené au lieu d’Irène), Pyro, Avalanche (qui apparaîtront finalement tous trois dans Uncanny X-Men 141 en 1981) et Rogue. D’ailleurs, à part ses mèches blanches et son accent du Sud, la première version de cette dernière est très différente de la furie qui débutera dans Avengers Annual 10 puisqu’il s’agit d’une adolescente craintive que Ms. Marvel semble destinée à tuer et dont les pouvoirs sont inconnus du lecteur et étaient peut-être différents de ceux de sa version définitive.

De même, c’est aussi dans ces numéros qu’auraient dû apparaître d’autres ennemis récurrents des X-Men, le Hellfire Club (qui débutera finalement dans Uncanny X-Men 129 en 1980), et quand on les lit aujourd’hui, on se demande si la cultissime saga du Phénix Noir n’était pas initialement prévue pour Carole Danvers au lieu de Jean Grey.

Si à l’origine, le numéro 24 se terminait sur un cliffhanger avec Ms. Marvel en difficulté face à Avalanche et Pyro, la version publiée dans Marvel Super-Heroes 11 ajoute une conclusion écrite par Simon Furman et dessinée par Mike Gustovich (La différence graphique saute d’ailleurs aux yeux) et faisant le lien entre ces épisodes et Avengers Annual 10. Un détail savoureux: dans ces épisodes inédits, Rogue possédait déjà sa mèche blanche iconique mais quand elle apparaît finalement dans l’Annual, Golden la dessine avec des tempes blanches et Gustovich reprend cette coiffure pour être raccord, faisant changer le personnage de look entre le début et la fin de l’épisode!

Et donc, en 2019, Marvel profite de la sortie du film Captain Marvel pour consacrer deux volumes de son Epic Collection aux première aventures de Ms. Marvel, incluant sa série, les deux numéros manquants, le controversé Avengers 200 (Ainsi que des extraits des numéros précédents pour contextualiser l’histoire) et son « correctif » dans Avengers Annual 10, un court récit de Marvel Fanfare 24 (1986) dans lequel elle apprend la mort de Mar-Vell, ainsi que ses apparitions dans Marvel Team-Up, Marvel Two-In-One et Defenders où elle est gâtée niveau dessinateurs puisque elle a droit à des pointures telles que John Byrne …

Howard Chaykin …

Frank Miller, à l’époque où il savait tenir un crayon …

(C’est d’ailleurs dans l’épisode qu’il illustre qu’elle révèle un talent pour le poker dont se resserviront d’autres scénaristes.)

Et le duo George Tuska – Dave Cockrum.

C’est tout juste si on regrettera l’absence de ses premières apparitions dans les aventures de Captain Marvel. D’autant plus que ces deux volumes sont les moins épais de l’Epic Collection, il y avait donc largement la place de les ajouter. Mais ne boudons pas notre plaisir, cette édition reste très complète et agrémentée d’articles, de fac similés de planches originales et de couvertures refusées.

Si elles avaient échoué à trouver leur public à l’époque, ces premières aventures de la future Captain Marvel sont devenu des classiques avec le temps et bénéficient de l’écriture d’un Chris Claremont très inspiré et d’un panel de dessinateurs talentueux, à part peut-être Mike Vosburg. Il est intéressant d’y découvrir les premières versions de personnages et d’idées que Claremont recyclera ou développera dans d’autres titres, ou la façon dont il corrige les mauvaises idées d’autres scénaristes qui auront bien malmené ce personnage qui résume fort bien l’histoire de sa vie dans cette case d’Avengers Annual 10:

Car c’est peut-être finalement ça, le principal pouvoir de Carol Danvers: quelles que soit les avanies que lui infligent le destin et surtout ses auteurs, qu’il s’agisse de premières aventures peu inspirées, d’intrigues aberrantes, de dédoublement de personnalité mal exploité, de perte ou changement de pouvoirs, d’alcoolisme et j’en oublie certainement, elle trouve toujours le moyen de se relever avec une popularité croissante. Peu importe ce qui lui arrive, elle est toujours d’attaque pour …

Verdict?

Illustrations extraites de : Captain Marvel, Daredame, Marvel Super-heroes, Ms. Marvel Epic Collection, Shazam! – Power of hope.

Un commentaire

  • Tes critiques sont d une qualité et d’une rigueur devenues rare par les temps qui courrent. Également grand amateur des epic collection de chez Marvel j’espère pouvoir te lire à l avenir sur d’autres personnages. Bonne continuation

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