Cobra the space pirate – 04 – Le Roi Dragon & la Balle Noire

Année(s) : Fin des années 1970 (2015-2016 pour l’édition française de Black Box)

Auteur(s) : Buichi Terasawa

Catégorie : Manga – Science-fiction

Genre : Aventure intérieure

Format : Tome 6 (édition Black Box)

Disponibilité : La série est disponible sur Amazon et sur le site de Black Box.

Note : Comme il s’agit d’un manga, les extraits se lisent de droite à gauche.

Après le long combat qui l’avait opposé à Salamandar, Cobra va pouvoir souffler un peu avec deux aventures plus courtes. Enfin, quand je dis souffler … Courtes ne veut pas dire calmes et ces deux récits n’en sont pas moins mouvementés, surtout le premier qui le conduit littéralement dans la gueule du loup, ou plutôt de Jigor.

Tout avait pourtant commencé dans le calme et la tranquillité d’une croisière spatiale de rêve à bord du Queen Love où il se rinçait l’œil sur une équipe lycéenne de tennis futuriste (Car Cobra est un vieux pervers!), son regard concupiscent lui attirant celui courroucé de leur coach Nathalie, aimablement surnommée « la coach démone » par ses élèves.

Mais les choses ont rapidement dégénéré à partir du moment où le vaisseau s’est aventuré dans le mystérieux Triangle de Salfa, aussi célèbre pour ses magnifiques plantations de starseeds que pour les disparitions inexpliquées qui y ont eu lieu. Cobra commence par croiser un chasseur de prime rêvant de le capturer plus mort que vif …

… puis les lycéennes qui profitaient du voyage pour s’ébattre dans l’espace sont dévorées par des gators, prédateurs cauchemardesques ayant l’aspect de requins à têtes humaines …

… et enfin le vaisseau et ses passagers sont avalés par Jigor, un gigantesque robot à l’aspect de baleine créé par une civilisation depuis longtemps éteinte pour protéger les starseeds contre les gators.

Seuls survivants, Cobra et Nathalie comprennent que Jigor est responsable des disparitions du Triangle de Sala et découvrent que ses victimes précédentes ont développé une société à l’intérieur de son système digestif. Malheureusement pour eux, le premier autochtone qu’ils rencontrent est Romule, un parasite ayant l’aspect d’une chevelure tentaculaire qui prend le contrôle de ceux qu’il coiffe et qui sert de guide à Cobra après avoir fait subir ce sort à Nathalie.

Notre héros apprend ainsi que ce monde appelé Starmax est dirigé d’une main de fer par le Roi Dragon Noir et son armée de soldats portant sur le dos un tatouage de dragon qui dévore leurs têtes en cas de désobéissance, ce qui sera expliqué de manière aussi cartésienne que cela peut l’être dans un récit de SF.

Comme le tyran garde l’unique issue de Jigor, Cobra n’a pas d’autre choix que d’aller l’affronter dans son antre et découvre qu’il est en réalité le bien nommé Evil, un enfant démon se nourrissant de la terreur qu’il inspire à ses victimes en projetant dans leurs esprits des hallucinations cauchemardesques.

Même Cobra n’est pas immunisé contre ses pouvoirs qui lui font revivre le seul moment de sa vie où il a réellement connu la peur: celui où un colosse cornu lui a tranché le bras gauche.

Il parvient néanmoins à détruire Evil et sa forteresse qui obstruait le passage vers la sortie. En d’autres termes: il a guéri Jigor de sa constipation, lui permettant d’enfin évacuer ce qu’il avait avalé durant des millénaires. Mais si Cobra et Nathalie, libérée entretemps de Romule, s’en sortent en se réfugiant à bord d’une capsule de survie, on ne saura rien du sort des autres habitants de Starmax: ont-ils pu rester à l’intérieur du monstre où ils continuent-ils de vivre leur vie tout en étant enfin libérés de la tyrannie d’Evil, ou bien sont-ils tous morts en étant éjectés dans le vide spatial par cette diarrhée cosmique?

Dans le récit suivant, Cobra participe à une course à haut risque puisque les participants doivent dans un premier temps assembler leur véhicule en chute libre. Inutile de préciser que certains y laissent la vie avant même d’avoir pu démarrer.

Fidèle à lui-même, Cobra profite de la course pour dérober l’argent de la recette et pour draguer une des pilotes, Pamela Lee, qui lui demande au passage de tuer la Balle Noire, un tueur fou sévissant aux commandes d’un bolide indestructible.

En interrogeant le créateur du véhicule, Cobra apprend que le criminel est en réalité Pamela qui a développé une double personnalité suite à la mort de sa sœur Linda, tuée par un chauffard. Le pire est qu’elle en est consciente mais que son autre personnalité l’empêche de mettre fin à ses jours elle-même, d’où sa requête auprès de Cobra qu’il sera bien obligé d’exaucer en exploitant l’unique point faible de son véhicule.

On entame donc les aventures de cobra inédites en dessin animé et on en a pour notre argent avec un premier récit aussi mouvementé qu’imaginatif dans lequel l’auteur arrive à rendre plausible un monde installé à l’intérieur d’un monstre géant dans lequel évoluent des adversaires insolites (Les Gators, Romule, Evil et ses soldats), le tout relevé par des révélations sur son passé, avant d’enchaîner sur une deuxième histoire qui confronte notre héros à une pilote de course devenue une méchante malgré elle au destin tragique. Courses et mondes inconnus seront d’ailleurs les ingrédients de ses aventures suivantes, mais ceci est une autre histoire.

Verdict?

Illustrations extraites de : Cobra.

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